La Cité des Sciences et de l'Industrie organise jusqu'à mi-février une exposition sur la contrefaçon nommée : "La vraie expo qui parle du faux" qui alerte sur les dangers pour les consommateurs, mais aussi pour l’innovation. "La vraie expo qui parle du faux" veut aider à distinguer le "vrai" du "faux" et alerter sur les dangers liés à la contrefaçon, mais aussi engager une réflexion sur la création et l’innovation. L’exposition a été initiée par l’Institut national de la propriété intellectuelle (INPI). Pour le directeur général de l’Institut, Benoît Battistelli, "l’exposition montre de manière ludique et pédagogique les dangers de la contrefaçon et met également l’accent sur le rôle des brevets et de la propriété intellectuelle et industrielle dans la protection de l’innovation". Suivant une rhétorique bien rodée, Benoît Batistelli insiste sur la perte de chiffre d'affaires, les destructions d'emplois et les risques pour les consommateurs générés par l'ampleur de la contrefaçon. L’exposition conçue par la Cité et la scénographe Zette Cazalas (agence Zen+dCo), prend la forme d’une installation artistique en trois dimensions. L’espace est ouvert sur quatre thèmes développés en quatorze cubes mettant en scène de nombreux objets et iconographies, comme autant d’objets de réflexion et de dialogue. Les paroles d’experts, les visuels géants, les objets, les audiovisuels, les manipulations portent et mettent en perspective le propos sur la contrefaçon :
A.Prologue
B.Pourquoi copier ?
C.Garantir l’authentique
D.Combattre le faux.
A noter que selon le site Ecrans de Libération l'exposition a fait preuve d'une polémique avec la censure (?) d'un message d'Isabelle Vodjani, artiste et enseignante à Paris I, sur le logiciel libre qui devait être inséré dans une borne audio de l'exposition. L'INPI se serait formellement opposé à la diffusion d'un tel message. La commissaire de l'exposition a donc fait parvenir un courriel à l'artiste : "Notre partenaire principal, l'INPI, est farouchement opposé à ce que l'exposition donne la parole aux défenseurs du “libre”. Nous avons essayé de discuter et d'argumenter avec eux mais l'INPI reste intransigeant sur sa position. Nous sommes donc obligés, avec grand regret, de ne pas présenter votre parole que vous aviez, aimablement, accepté de rédiger et d'enregistrer". Dans une tribune publiée sur Transactiv.exe, Isabelle Vodjani regrette ce choix, et reproduit le texte mis au point avec l'équipe de la Cité des sciences. "C'est une expo de propagande, pour un public captif" déclare t-elle. Selon le site rue89, au service communication de l'INPI, on se défend d'avoir influencé ce choix :
"Au sein de l'institut, on n'utilise que du libre ! On a travaillé avec tout un tas d'experts, le thème de la contrefaçon touchant plein de domaines. Le choix de retirer finalement ce texte partait d'une bonne intention : on ne voulait pas apporter de la confusion dans l'esprit du public entre l'univers du libre et des pratiques illégales".
Au "public captif et sous propagande" d'aller se faire une idée par lui-même.
INFORMATION DU PUBLIC
01 40 05 80 00 www.cite-sciences.fr/contrefacon

La conférence annuelle sur l'Intelligence économique 

















