Le CERI de Sciences Po a organisé les 17 et 18 juin, le colloque "Catastrophes et risques : de l'empirique à la critique" en collaboration avec l'EHESS, ainsi que le concours du GDR "Crises extrêmes" du CNRS, de l'Association pour la Recherche sur les Catastrophes et les Risques en Anthropologie et du Ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer.Parmi les nombreux intervenants on peut relever les propos d'Anne-Marie Granet-Abisset, de l'université Grenoble 2, qui a insisté sur le rôle croissant des émotions dans les décisions des gouvernements confrontés aux risques majeurs d'où des choix parfois à l'emporte-pièce des décideurs politiques. Thierry Coanus, du laboratoire RIVES, a aussi précisé l'importance du local dans la gestion des crises qui est souvent négligé dans la plupart des analyses et qui tend à vulnérabiliser les systèmes de gestion de crises. Pour Françoise Zonabend de l'EHESS, l'anthropologie devrait aider les décideurs à mieux contextualiser la complexité des enjeux dans la gestion des crises notamment en prenant en compte les aspects socioculturels des interviewés et des lieux d'observation.

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